La pénitentiaire enterrée à l’Assemblée nationale : le gouvernement creuse notre tombe !
Ce mercredi 12 novembre 2025, l’UFAP UNSa Justice, première organisation syndicale du ministère de la Justice, et les personnels pénitentiaires ont manifesté leur colère, leur rage et leur écœurement. Devant l’Assemblée nationale, alors que le gouvernement déroule sans honte un budget 2026 indécent, indigne et insultant, ils ont symboliquement inhumé une administration à l’agonie, trahie, abandonnée et méprisée par un pouvoir politique sourd et déconnecté des réalités du terrain.
Une cérémonie funéraire pour dénoncer la mort lente du service public pénitentiaire…
Ce n’est pas une commémoration mais une action forte ! C’est un cri de révolte, un dernier requiem pour une administration que le gouvernement laisse crever à petit feu.
Nous n’enterrons pas un symbole, nous enterrons un système que l’État a laissé pourrir depuis longtemps. 4 000 emplois vacants, 5 000 agressions par an, des taux d’occupation alarmant, 193 000 suivies en MO !
L’UFAP UNSa Justice dénonce un budget en trompe-l’œil, une mascarade budgétaire qui ne répond à aucune urgence du terrain.
Le Secrétaire Général, Alexandre CABY, l’a rappelé avec force :
« Il manque au bas mot 200 millions d’euros pour résorber les postes vacants, 9 milliards pour créer les 22 500 places de détention manquantes, sans compter les 250 millions supplémentaires nécessaires en termes de moyens humains[…]. Ce budget n’est pas un progrès, c’est une provocation. Un affront à ceux qui tiennent la République à bout de bras ! »
Ce budget prétend moderniser, mais en réalité il organise la pénurie. Il prétend sécuriser, mais sur le terrain il abandonne les agents face à la violence. Il prétend construire, mais il laisse s’effondrer le service public pénitentiaire.
L’UFAP UNSa Justice exige des actes, pas des mots !
Nos revendications sont claires, légitimes, et non négociables :
- Un plan massif de recrutements : des effectifs suffisants pour que chaque agent rentre vivant et entier chez lui ;
- Une revalorisation statutaire et indemnitaire d’envergure, à la hauteur de la technicité et de la dangerosité de nos métiers ;
- La fin de la surpopulation pénale ;
- Des établissements spécialisés et adaptés, pour cesser d’entasser le danger, la violence et la folie ;
- Une politique pénitentiaire claire, cohérente et ambitieuse, pensée sur le long terme, non dictée par la communication ministérielle.
Le gouvernement joue le pompier pyromane…
Tant que le mépris persistera, la colère grandira. L’UFAP UNSa Justice prévient : si le gouvernement persiste à ignorer la souffrance et l’épuisement des personnels, le mouvement se durcira. Les personnels n’ont plus rien à perdre : ils ont déjà tout donné !
« Nous avons toujours tenu, toujours fait face, toujours avancé avec courage et dignité. Mais aujourd’hui, ce courage ne suffit plus : les personnels pénitentiaires doivent être enfin entendus, reconnus et respectés »
La pénitentiaire se meurt jour après jour et le gouvernement joue les croque-morts !