Ce 10 décembre, pendant que la majorité des Personnels Pénitentiaires souffrent des fins de mois difficiles et que les heures supplémentaires non récupérées ou non payées s’accumulent, la Chancellerie met les petits plats dans les grands. DPIP, DSP, cadres supérieurs… Tous conviés pour une opération séduction, destinée avant tout à faire oublier le chaos, les scandales récents, les décisions brutales et les limogeages expéditifs.
Un cocktail déjeunatoire baptisé à la hâte « temps d’échanges sur les grands enjeux de l’administration pénitentiaire ».
Or, pendant que petits fours et discours inspirés circulent dans les salons feutrés :
- les personnels de surveillance affrontent la surpopulation, la violence et l’insécurité avec des effectifs insuffisants ;
- les personnels des SPIP tiennent l’exécution des peines à bout de bras, sous pression permanente, sous attaques politiques et médiatiques constantes ;
- les personnels administratifs s’épuisent en faisant tourner des services entiers avec des postes gelés et des charges de travail intenables ;
- les personnels techniques s’exténuent dans une administration délabrée sans moyens ni reconnaissance ;
Et pendant que l’on prétend parler d’«avenir» sous les ors de la République, les budgets de terrain sont étranglés, les bureaux manquent, le matériel est rationné, les recrutements sont repoussés, les conditions de travail se dégradent jour après jour. L’argent existe donc, mais il sert à communiquer, pas à travailler !
UNE RÉUNION, UN SYMBOLE DU MÉPRIS !
L’intitulé même de cette convocation est une provocation, un mépris pour l’ensemble des corps qui font tourner la Pénitentiaire au quotidien… mais qu’on ne consulte jamais, sur rien !
La pénitentiaire ne se résume pas à quelques cadres autour d’une table. Elle vit dans les coursives, les bureaux surchargés, les parloirs, les permanences, les ateliers et les services sous tension permanente.
Nous ne sommes pas des figurants, nous sommes les forces vives de la Justice.
Face à cette opération de communication hors-sol, l’UFAP UNSa Justice exige :
- Le respect de tous les personnels, toutes catégories confondues
- Des moyens concrets pour les services, pas des cocktails ministériels
- La reconnaissance réelle des missions pénitentiaires
- La fin du mépris institutionnel et des décisions autoritaires déguisées en dialogue
LE 10 DECEMBRE, L’UFAP UNSa JUSTICE NE TRINQUE PAS ! ELLE RESISTE !
Le Secrétaire Général,
Alexandre CABY