Dans la note de service du 12/02/2026, numéro N°2026-23/DSD/NJ, la direction impose désormais le port obligatoire d’un aérosol incapacitant de type gel poivre et d’une paire de menotte pour les brigadiers chefs et les officiers. Nous ne contestons pas cette dotation : elle est utile, cohérente avec nos missions et
peut renforcer la sécurité des personnels comme des personnes détenues.
En revanche, nous dénonçons fermement les consignes d’utilisation imposées par le chef d’établissement, qui demande de ne pas viser les yeux lors de l’emploi du gel incapacitant.
Oui au port du gel incapacitant. Non aux consignes absurdes. Une consigne contraire à la logique même du matériel !
Le gel poivre est conçu pour neutraliser un agresseur en visant précisément le visage, zone où l’effet incapacitant est immédiat et permet de stopper une attaque.
Demander aux agents de ne pas viser cette zone revient à :
- Réduire drastiquement l’efficacité du moyen,
- Augmenter le risque de blessure pour l’agent,
- Prolonger la confrontation,
- Créer une situation dangereuse pour tous.
Une responsabilité déplacée sur les agents
En imposant une méthode d’utilisation contraire à la doctrine habituelle, la direction : - Expose les agents à des risques opérationnels accrus,
- Crée une zone grise juridique : si l’agent vise le visage pour se protéger,
sera-t-il mis en cause pour ne pas avoir respecté la consigne interne ? - Fait peser sur les personnels une pression inutile, alors que l’usage du gel
est déjà strictement encadré par la loi et les procédures.
Un paradoxe dangereux
Notre direction nous demande : - De porter un outil conçu pour neutraliser rapidement un agresseur,
- Mais de l’utiliser d’une manière qui empêche justement cette
neutralisation.
C’est incohérent, inefficace et dangereux.
Le Bureau local UFAP UNSa Justice du CPFM demande : - La révision immédiate des consignes d’utilisation, afin
qu’elles soient conformes à la réalité opérationnelle ; - Une formation claire, cohérente et alignée avec les
pratiques professionnelles reconnues ; - La protection juridique des agents, qui ne doivent pas être
mis en difficulté par des directives contradictoires.
POUR UNE SÉCURITÉ RÉELLE, PAS THÉORIQUE. POUR DES CONSIGNES QUI PROTÈGENT LES AGENTS, PAS QUI LES EXPOSENT.