Pantin, le 20 janvier 2026
L’annonce vient de tomber. Le Garde des Sceaux confirme sa volonté d’expérimenter rapidement
un premier établissement pénitentiaire pour les détenus « psychiatriques » et violents.
Pour l’UFAP UNSa Justice, ce n’est pas une simple annonce : c’est l’aboutissement d’un combat historique,
porté avec force et conviction par notre organisation depuis 1992.
Trente ans de lucidité contre trente ans de déni !
Depuis plus de trois décennies, l’UFAP UNSa Justice réclame la mise en œuvre des Établissements Spécialisés et Adaptés (ESA). Nous avons été les seuls à voir la réalité du terrain quand d’autres préféraient détourner le regard ou se complaire dans des réformettes de couloir.
– Nous avons vu la déshérence psychiatrique et la violence qui en découle s’installer dans nos
coursives.
– Nous avons vu nos personnels devenir, malgré eux, des infirmiers de fortune face à des pathologies
lourdes et être des cibles désignées face à des détenus borderline et décomplexés.
– Nous avons vu la violence exploser sous le poids de l’inadaptation des structures et de l’absence
de courage politique.
Cette annonce est la validation éclatante de notre vision. C’est la preuve que l’expertise de terrain de l’UFAP UNSa Justice finit toujours par s’imposer face à l’aveuglement !
La fin de la « prison fourre-tout » !
Pendant trop longtemps, l’État a utilisé la prison comme le réceptacle de toutes les défaillances de la société. Pendant trop longtemps, les personnels ont payé, dans leur chair et leur santé, l’absence de structures adaptées.
L’UFAP UNSa Justice a porté ce dossier haut et fort devant le ministère. Cette victoire fait suite à des années de combat et d’engagement, sortir les détenus au profil psychiatrique violent des détentions aurait pu éviter ce que nous avons vécu à Aix en Provence et Salon de Provence, et bien d’autres !
Pour l’UFAP UNSa Justice il s’agit d’une étape, pas d’une fin !
Si cette première victoire est importante, elle ne saurait être un solde de tout compte. Un seul établissement ne suffira pas à éponger l’océan de besoins :
➔ Le modèle doit être généralisé sans délai sur tout le territoire Hexagonal et d’Outre-Mer.
➔ Le concept d’ESA doit être décliné immédiatement pour les autres profils qui gangrènent nos
détentions, à commencer par les détenus violents, les terroristes et autres fauteurs de troubles.

L’UFAP UNSa Justice sera vigilante quant à la mise en place de ce projet et s’impliquera pleinement dans le groupe de travail dédié, un ESA = un PROFIL !
L’UFAP UNSa Justice ne reculera pas tant que chaque agent ne sera pas en sécurité face à des profils identifiés et pris en charge dans des structures adaptées.
L’UFAP UNSa Justice prouve une nouvelle fois qu’elle est la seule force capable de transformer les
revendications du terrain en victoires concrètes.
Restons mobilisés, cette victoire en appelle d’autres ! Le combat pour la sécurité avec le déploiement des équipes mobiles et le comblement des vacances d’emplois, la reconnaissance et la dignité de tous les personnels continue !
Le Secrétaire Général,
Alexandre CABY