FO Justice distribue les étiquettes comme d’autres distribuent les tracts : sans mesure et sans cohérence. Leur dernière attaque en règle contre notre organisation syndicale en est une démonstration supplémentaire. Alors remettons quelques vérités au clair, calmement, factuellement… et fermement.

Une attaque contre l’UFAP UNSa Justice… et contre la démocratie

FO Justice se permet de commenter la nouvelle équipe nationale de l’UFAP UNSa Justice, élue démocratiquement et en totale transparence lors de notre congrès national. Soyons précis : nos choix relèvent de notre organisation, pas de leurs humeurs

Quant à leur leçon de démocratie… comment dire ? Disons simplement que leurs propres “collaborateurs” savent très bien ce qu’il en coûte de ne pas suivre la ligne, et le paient souvent très cher. Alors, leurs sermons, qu’ils les gardent pour leurs soirées entre copains : ils y trouveront bien une chaise libre, à côté de leurs caricatures habituelles.

« Excessif » et « démago » : l’étiquette passe-partout de FO

FO adore désigner comme « excessif » tout ce qui dépasse leur vision minimaliste de la défense des personnels pénitentiaires. Dans ce cas, assumons : si être “excessif”, c’est dire la vérité de la pénitentiaire, et si être “démago”, c’est écouter les personnels plutôt que les cabinets ministériels, alors OUI : l’UFAP UNSa Justice porte fièrement cette étiquette.


9 milliards pour sauver la pénitentiaire : l’urgence, pas la démagogie

FO se moque ? Soit. Mais les faits, eux, n’ont rien d’excessif :

9 milliards, ce n’est pas « démagogique » : c’est le coût réel pour sortir enfin la pénitentiaire du mur dans lequel l’État la laisse s’encastrer depuis des décennies. La seule démagogie ici, c’est de prétendre qu’on peut continuer ainsi sans effondrement total.

Armement hors service : une nécessité vitale

FO préfère jouer les vertueux. Les personnels, eux, vivent les pressions, les intimidations, les menaces, les chasses à l’homme et les agressions jusque dans leur vie privée, à leur domicile. Pour ces agents, l’armement hors service n’est pas un caprice : c’est une protection minimale.

Le vrai « excessif », ce n’est pas notre revendication. C’est FO, qui ose affirmer auprès de l’administration que cette mesure serait un facteur de violences conjugales… Dénigrer ainsi les agents, voilà l’excès. Voilà l’indécence.

Formation ESR pour tous : du bon sens, pas de la démagogie

FO caricature. Comme toujours. Le bon sens n’a jamais été “démago”. L’immobilisme, oui.

C’est pourquoi l’UFAP UNSa Justice demande l’ouverture de la formation ESR aux volontaires des PREJ, UH, ELSP et ENT pour :

Écrêtage et heures sup’ : respecter enfin les agents !

FO veut faire choisir les personnels entre repos et rémunération. L’UFAP UNSa Justice affirme l’inverse : les deux sont nécessaires.

Tant que les vacances d’emplois explosent, chaque heure effectuée doit être payée.
Le seul vrai « excès », aujourd’hui, c’est de faire travailler gratuitement des agents épuisés et de voir un syndicat s’en satisfaire au motif que « ailleurs, c’est pire ».

Grilles indiciaires supérieures à la Police : assumer la réalité

FO ricane. Nous, nous regardons les missions : exposition constante, technicité croissante, risques démultipliés. Oui, nos grilles doivent progresser, y compris au-delà de la Police Nationale. Ne leur en déplaise, nous ne sommes pas condamnés à être les éternels oubliés de la Fonction publique.

Quant à leur dernière réforme, entre usine à concours, UV reniées et encadrement oublié… le cimetière statutaire du CDC, l’ensemble parle de lui-même.

Le « bilan » de FO sur Incarville : une indécence totale

S’attribuer la mise en œuvre du protocole d’Incarville ?  Il fallait oser. Ils l’ont fait.

Pour mémoire car la leur semble sélective : FO refusait catégoriquement dans les négociations de l’intersyndicale la fin des escortes à deux agents, jugée « irréaliste » ; pourtant cette mesure s’impose comme indispensable sur le terrain.

FO expliquait qu’il ne fallait pas prolonger le mouvement car, selon les propos de leur secrétaire général rendus publics, « des morts, il y en aura d’autres » « que cela fait partie des risques » et qu’il faudrait « s’y habituer ».

S’habituer à la mort des nôtres ? Voilà ce qui est réellement excessif. Voilà ce qui est abject.

La DGAP : FO veut s’en attribuer la paternité ?

FO accuse l’UFAP UNSa Justice d’être “démago”… tout en voulant récupérer la paternité de la future DGAP annoncée par le Garde des Sceaux le 23 janvier 2025 à l’ENAP. Là, pour le coup, oui : excessif et démago, ça leur va très bien.

Cette DGAP, c’est quoi ?

Mais visiblement, ça suffit pour que FO tente de poser son drapeau dessus.

Si défendre les agents, c’est être “excessif et démago” ?

Alors que FO suive son chemin. Le nôtre est clair : Sécurité, Conditions de travail, Reconnaissance et Dignité !

Si cela fait de nous des « excessifs » et des « démago », alors nous l’assumons haut et fort parce-que nous portons la voix des personnels, pas celle du cabinet de la DAP ou des antichambres ministérielles.

L’UFAP UNSa Justice, là où l’action remplace les beaux discours.
Les personnels méritent mieux que des promesses creuses !

Le Secrétaire Général,
Alexandre CABY