À l’approche des élections professionnelles, certains se découvrent soudain une vocation tardive : celle de défenseurs de l’encadrement. FO Justice s’agite… Comme si l’histoire avait commencé hier, mais la mémoire des personnels est intacte !
La vérité est pourtant simple et brutale : la “réforme historique” qu’ils brandissent comme un trophée a été mal pensée, mal négociée et mal gérée. Elle a laissé sur le bord de la route, entre autres, les personnels d’encadrement. Aujourd’hui, ceux qui ont accompagné cette réforme bancale de l’administration tentent de se refaire une virginité syndicale, en se posant en sauveurs d’une filière qu’ils ont eux-mêmes flinguée.
Le plus ironique ? Dans leurs propres tracts régionaux, certains expliquent sans détour que « tout le monde finira major encadrement ». Alors de quoi se plaignent donc les encadrants ?
Si l’avenir est si radieux, pourquoi cette fébrilité soudaine ? La réponse est évidente, la peur du verdict des urnes !
Pour l’UFAP UNSa Justice, il n’y a ni volte-face, ni opportunisme électoral. Notre ligne est constante, claire et assumée, les surveillants et la filière expertise doivent être reconnus financièrement. Leur technicité, leur engagement et leur exposition quotidienne l’exigent. Mais il n’a jamais été question, pour nous, de sacrifier une filière pour en favoriser une autre. La filière encadrement mérite elle aussi une reconnaissance pleine et entière, indemnitaire et avec une grille indiciaire revalorisée, à la hauteur des responsabilités exercées. Encadrer, ce n’est pas un titre honorifique, c’est assumer chaque jour des responsabilités pénales, administratives et managériales, dans un contexte de tensions permanentes, de violences accrues et de moyens insuffisants. Ce professionnalisme n’aurait jamais dû être ignoré, ni relégué au second plan !
FO Justice tente aujourd’hui de réécrire le scénario. Les personnels, eux, savent qui a accompagné la réforme sans en mesurer les conséquences, qui a laissé l’encadrement sans reconnaissance, et qui revient aujourd’hui, à un an des élections, avec de grandes promesses de combat…
L’UFAP UNSa Justice ne travestit pas l’histoire : elle la regarde en face et elle agit !
Le Secrétaire Général,
Alexandre CABY