Parmi eux : les tableaux d’avancement du corps de commandement – capitaine de classe supérieure, commandant, commandant divisionnaire 2025- un dossier une fois de plus traité avec désinvolture et opacité.

Comme trop souvent, l’administration choisit la facilité : bâcler, magouiller, mépriser. Elle préfère conforter ses petits arrangements avec les DISP ou les établissements, cracher au visage de ses agents et trahir sa parole, plutôt que d’assumer ses engagements !

Le bureau RH4 s’était pourtant engagé à régulariser les situations de nos collègues — anciens commandants du B rétrogradés capitaines à la suite de la réforme du CDC — ainsi que celles des agents occupants des postes à haute responsabilité de CSP. Mais, après nos derniers échanges, le constat est clair : ces personnels n’atteindront pas le grade supérieur en 2025.

En cause ? Une procrastination chronique des responsables RH et une confiance aveugle dans les mémoires de propositions dictés par leurs petits “Chefaillons”, plus soucieux de plaire que de rendre justice aux personnels de commandement en reconnaissant leur engagement quotidien.

Les magouilles prospèrent, la compétence disparaît !

Faut-il y voir une politique de médiocrité assumée ou une cacocratie parfaitement organisée ?

Nous subissons déjà une réforme restrictive et appauvrissante sur le plan indiciaire, qui conduit inexorablement notre corps vers un cimetière statutaire. Et voilà que l’administration en rajoute une couche, reniant ses engagements et retournant une fois de plus sa veste !

Résultat : des situations absurdes, des pyramides hiérarchiques inversées, avec des chefs de détention capitaines et des adjoints commandants… Du jamais vu dans une administration qui se prétend “exemplaire”.

Ce manque de parole, ce mépris institutionnalisé, ne sont plus une surprise.
Touchée par le syndrome de l’imposteur, la DAP s’enfonce dans le déni et cultive la trahison comme méthode de gestion.

Annoncer comme “historique” mais sans les moyens de la mettre en œuvre, cette réforme offre surtout un bordel historique !

Pendant ce temps, le corps de commandement paie la facture :

Ce désintérêt et cet irrespect permanent sont inadmissibles.

La colère gronde chez les officiers, et l’UFAP UNSa Justice prendra ses responsabilités pour accompagner leur révolte et soutenir leurs actions.

Assez de mépris ! Assez de trahisons !

Le corps de commandement mérite respect et reconnaissance.

À bon entendeur !

Le 5 novembre 2025

E. SCHREINER et A. CORDIER

Secrétaires Nationales